La pénurie des médecins guette aussi les villes Un Chauraisien s'alarme : sa commune, la 7e du département, ne va plus compter qu'un seul généraliste. Un vrai souci que, selon lui, l'on aurait dû anticiper.
A Chauray, depuis plus de deux ans, l'unique médecin de Chaban – qui est aussi celui de Pierre Magnan – a, nous écrit ce dernier, tenu informés ses patients qu'il prendrait sa retraite au premier janvier 2010. « L'échéance approche… Malgré toute son énergie, il n'a pu trouver de remplaçant. On sait, en outre, et c'est de source sûre, que l'un des deux autres médecins installés à Chauray même cessera ses activités un an plus tard. Que vont devenir tous ces patients satisfaits d'avoir sur place leur généraliste ? Où vont-ils pouvoir trouver un autre médecin référent ? s'interroge notre fidèle lecteur chauraisien. A Niort, Saint-Gelais, Echiré, La Crèche ? Pas si sûr, ceux qui y exercent ont déjà leur clientèle et nous, pauvres Chauraisiens, risquons d'essuyer un refus… Pourtant nous vivons dans une ville proche du chef-lieu ! De jeunes docteurs pourraient être attirés par un cadre de vie agréable ! Eh bien, non ! » Contre exemples Citant Pierre Mendès-France, Pierre Magnan considère que la municipalité aurait sans doute pu voir venir le problème et l'anticiper. Il cite quelques exemples où cela a pu être fait à temps : « Dans mon quotidien préféré (NDLR : on ose croire qu'il s'agit de La Nouvelle République), pas plus tard que samedi dernier, je lisais qu'à L'Absie, modeste commune de Gâtine, on accueillait, au cabinet médical, un troisième médecin. Par ailleurs, d'autres communes de même importance ont su à temps prendre les mesures nécessaires. Chauray n'est pas une commune pauvre, cela se saurait, cela se voit par l'ampleur des travaux déjà réalisés ou en cours. Alors, et notre santé, Monsieur le Maire, quand allez-vous vous y intéresser, vous que l'on sait humaniste ? Les Chauraisiens vous en seraient reconnaissants. Chiche ! » (source NR du mercredi 2 décembre 2009) |